Chers stagiaires…

Dans ma précédente vie, j’ai eu l’occasion de “manager” (LOL) des stagiaires. Je reviendrai sur le “management” et la multiplication des “managers” (les gestionnaires, c’est beaucoup moins sexy).
Plus récemment, pour Majorine et VTA Magazine, j’ai fait appel à une stagiaire (hello si tu passes par là !). Et puis bien sûr, j’ai été stagiaire. Alors voici mes réflexions. Notez que celles-ci ne s’appliquent pas uniquement aux stagiaires, qui ne sont qu’un statut temporaire, mais il me fallait bien un prétexte pour écrire un article, non ?

Choisissez bien votre stage
“Ne vous laissez pas séduire !” (qui saura trouver la référence à cette chanson martiniquaise ?). Un stage doit servir de tremplin parce que l’on souhaite évoluer dans ce secteur d’activité, acquérir de nouvelles compétences, développer un réseau,  avoir des responsabilités, apprendre une langue. Bref, les raisons sont variées, mais faites un choix éclairé. Ne prenez pas un stage par dépit, dans une entreprise pour laquelle vous n’avez qu’un intérêt moyen, “mais c’est payé 800€ donc pourquoi pas”. S’il s’agit d’un stage de 6 mois ou plus, vous risquez de le regretter et votre employeur aussi.

Exprimez-vous en compétences
La compétence est la nouvelle unité de mesure. Vous avez fait 4 stages dont 2 en Espagne et un en Italie dans une start-up géniale ? Superrrrrr ! Maintenant, parlons peu, parlons bien. Quelles sont vos compétences ? Pour cela, un exercice tout simple : commencez votre phrase en disant “je sais + verbe….” et complétez-la. Exemple : “je sais rédiger un communiqué de presse, je sais utiliser Twitter”. Listez 10 compétences. Voilà !

Soignez votre orthographe/votre grammaire/votre syntaxe
Dans le domaine de la communication et des médias, l’orthographe, la grammaire et la syntaxe sont fondamentales. On aura beau vous dire que “ce n’est pas grave”, “le code c’est le nouvel alphabet”. Tout ça, c’est vrai mais c’est du vrai bullshit. On vous juge sur votre production écrite.
Vous allez être amené(e) à écrire du contenu, envoyer des emails, réaliser des interviews, faire des notes de synthèse, alors vous devez être au top. Nul n’est à l’abri d’erreurs ici ou là, mais ne les laissez pas se multiplier, chassez-les. Se relire ne signifie pas “survoler en faisant semblant”. Cela signifie traquer les moindres coquilles qui se seraient glissées dans le contenu. Honnêtement, je dirais que 70% des candidatures finissent à la poubelle parce qu’elles sont truffées de fautes. Peut-être la vôtre ?

Lisez
Lisez pour vous informer du secteur d’activité dans lequel vous évoluez, lisez pour enrichir votre vocabulaire (ex : dans un texte, vous saurez que “avoir” peut être remplacé par “posséder”, “obtenir” etc… les synonymes !), lisez pour habituer votre cerveau à des tournures lexicales, des jeux de mots, des formats d’écriture. La lecture vous amènera la précision dans le choix des mots. Ecoutez des podcasts, regardez des vidéos et lisez. La lecture, c’est bien.

Visez l’excellence
Il paraît que dès lors qu’on fait ce qu’on aime, on obtient de bons résultats. Hé bien, choisissez ce que vous aimez et ne soyez pas juste “bons” ou “passables” ou “moyens”. Qu’il s’agisse de menuiserie, d’art, de journalisme, de mécanique, d’immobilier, d’informatique, visez l’excellence, rien de moins. Don’t be good, be great.
Il y avait dans mon ancienne colocation à New York un poster où il était écrit “excellence is a habit”. L’excellence est une habitude pour les non anglophones. Elle se pratique, elle nécessite du temps, de l’entraînement, de la répétition. Again and again. Et le diable se cache dans les détails.

Dites “je ne sais pas”
Qui a dit qu’il était interdit d’avouer son ignorance sur certains sujets ? Nul n’est omniscient. Pouvoir dire “je ne sais pas”, est une forme d’humilité, de courage, de sagesse. Attention toutefois ! Le “je ne sais pas” doit être le point de départ du “je veux savoir”. Vous suivez ? Il ne faut donc pas s’en contenter, mais l’utiliser pour demander de l’aide, chercher de l’information… Et celle-ci se trouve parfois au-delà de la première page d’un moteur de recherche bien connu.

Proposez des idées
Vous faites ce qu’on vous dit de faire ? C’est bien. Même si vous n’avez pas terminé votre formation, vous êtes doué(e) de bon sens, vous avez des idées, alors utilisez-les. Ne soyez pas des exécutants bêtes et disciplinés. Si une entreprise a fait appel à vous, ce n’est pas seulement pour palier un besoin ou une hausse de l’activité. C’est aussi pour amener de la fraîcheur, de nouvelles perspectives, de l’innovation. Hé oui !
Il n’y a pas de mauvaises idées, il y a seulement des idées parfois non adaptées à une situation. Et devinez quoi ? Votre supérieur n’a pas toujours raison ! Apprenez à justifier vos idées avec des arguments.

Faites preuve de curiosité intellectuelle
Dans la même veine, “ne soyez pas là comme un lala” pour reprendre une expression martiniquaise. La meilleure attitude, qu’on soit stagiaire ou pas, c’est d’être proactif, d’alimenter vos collègues dans leur travail. Go the extra mile. Oui, je sais, “l’entreprise ne me paie pas assez pour que je fasse plus que nécessaire” et vous avez sûrement raison. Mais 1/Vous avez accepté le contrat 2/La société vous donne-t-elle d’autres avantages matériels (tickets restos, remboursement carte de transport…) ou immatériels (horaires flexibles, formation…) ?

Il paraît que je suis dure. Vous trouvez ?

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